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Formation sur les concepts et les produits avancés 2025-10-31
Résumé:
Louis-Xavier Savard, Alexandre Bergeron, Philippe Soltis, Eric Desgroseilliers, et Carl-Allen Seguin ont discuté de la gestion du risque et des actions accréditives, notant que les calculateurs de GC aideront à simplifier la complexité de ces placements non enregistrés, qui conviennent aux clients à revenus élevés ou entreprises dépassant le seuil de profit de 500 000 $. Louis-Xavier Savard a souligné la complexité du calcul des années rétro et a détaillé une stratégie de décaissement du RÉER pour les actions accréditives, tandis qu’Alexandre Bergeron a partagé son expérience positive des décaissements avec Marquest et a mis en garde contre les marges d’accès pour les clients à mauvaise cote de crédit. Les participants ont également abordé la stratégie d’Infinite Banking et les défis de financement, les règles des prêts RÉER et RÉÉÉ, ainsi que les questions de conformité du partage de code, de performance, et de tarification des produits d’assurance vie chez Beneva.
Détails
- Gestion des actions accréditives et du risque Louis-Xavier Savard a discuté de la gestion du risque et de la diversification des produits pour augmenter l’exposition. Il a souligné que c’est du cas par cas pour chaque investisseur, mais que certains clients, ceux qui sont à maturité, ne sont pas dérangés par une diversification avec un roulement plus long. Louis-Xavier Savard a également mentionné que le calcul des années rétro est particulièrement complexe et nécessite une étude approfondie.
- Utilisation des calculateurs et expertise de GC Louis-Xavier Savard a souligné que les calculateurs que GC est en train de bâtir seront très utiles pour simplifier les aspects complexes des placements, et qu’ils permettront aux conseillers d’avoir des réponses plus rapides en demandant les informations clés. Il a indiqué que GC souhaite continuer à se spécialiser dans ces domaines. Alexandre Bergeron a mentionné qu’un client nommé Pierre n’a pas mis d’actions accréditives cette année car il a atteint l’impôt minimum de remplacement, mais ils prévoient d’en mettre l’année prochaine.
- Processus de décaissement avec Marquest Alexandre Bergeron a partagé son expérience positive d’un décaissement avec Marquest, mentionnant qu’il a suffi de faire un billet d’échange et que cela a pris deux à trois jours dans le compte. Louis-Xavier Savard a confirmé que cette partie s’était bien déroulée, bien qu’il y ait eu des changements et des irritants avec les bordereaux gouvernementaux. Il a aussi précisé que pour les actions accréditives, les ventes sont automatiques deux fois par an.
- Clientèle idéale pour les actions accréditives Louis-Xavier Savard a expliqué que les actions accréditives ne conviennent pas à tout le monde, mais offrent une grande valeur ajoutée pour les clients ayant de bons revenus, ceux qui quittent Hydro Québec avec un gros montant imposable, ou les entreprises qui dépassent le seuil de 500 000 de profits. Les clients ayant des millions en RÉER, un gros fonds de pension imposable, ou un revenu annuel de plus de 200 000 $ sont des clients idéaux pour cette stratégie.
- Stratégie de décaissement de RÉER avec actions accréditives Philippe Soltis a questionné si un client avec 800 000 $ en RÉER mais un faible revenu pourrait se qualifier pour les actions accréditives. Louis-Xavier Savard a expliqué que cela nécessiterait un million d’actifs de placement liquide pour que la stratégie fonctionne et qu’ils forceraient une vente importante de RÉER pour souscrire aux actions accréditives, annulant ainsi l’impact fiscal de ce décaissement.
- Nature et fiscalité des actions accréditives Louis-Xavier Savard a clarifié que les actions accréditives sont des placements non enregistrés. Elles offrent une économie fiscale à la souscription, mais le produit est imposé en gain en capital lors de la vente. Louis-Xavier Savard a ajouté que l’identification de ce type de profil peut aider les conseillers à trouver des opportunités que d’autres n’ont pas proposées, un bon outil pour transférer des actifs importants.
- Conditions pour l’investisseur accrédité et spécialisation Louis-Xavier Savard a confirmé qu’un investisseur accrédité avec un million en actif liquide pourrait se qualifier, même avec un faible revenu, en forçant un retrait important de RÉER. Louis-Xavier Savard a aussi suggéré de se spécialiser dans ces segments de marché peu concurrentiels pour se démarquer. Alexandre Bergeron a mentionné la nécessité d’analyser les dossiers pour un retrait excédentaire de RÉER pour obtenir des économies d’impôts, mais a mis en garde contre l’utilisation des actions accréditives avec des revenus de dividendes importants.
- Profil de revenu et actions accréditives Louis-Xavier Savard a précisé que les actions accréditives sont destinées aux personnes ayant des revenus immobiliers, des revenus de prêts privés, des salaires ou des bonus, mais pas des dividendes ou des gains en capital. Il a expliqué que cette stratégie peut être utilisée pour éviter de passer dans les taux d’imposition d’entreprise supérieurs en sortant volontairement plus de revenus de la compagnie. Louis-Xavier Savard a ajouté qu’il a bâti sa marque en se concentrant sur les clients en préinvestissement ou entrepreneurs, trouvant dans les actions accréditives un potentiel presque illimité.
- Complexité et coût de la licence de marché dispensé Alexandre Bergeron a indiqué qu’il pourrait offrir une partie de sa commission pour les clients importants, mais a reconnu la complexité des produits du marché dispensé. Louis-Xavier Savard a souligné que le coût de renouvellement du permis est de 1 000 $ par an, rendant le produit trop complexe pour quelqu’un qui ne fait qu’un dossier par an. Il a conclu que l’approche la plus efficace est d’être un bon éclaireur et, si nécessaire, de travailler avec des spécialistes.
- Avertissement concernant les placements à marge accès Alexandre Bergeron a partagé une erreur commise en omettant de vérifier la cote de crédit d’un client pour un placement à marge accès, révélant que le minimum requis est de 680 et que les cartes de crédit en collection peuvent être un obstacle majeur. Il a souligné que cela s’applique aux prêts sur valeurs mobilières et aux placements. Louis-Xavier Savard a reconnu que cela est un point à vérifier rapidement.
- Règles des prêts RÉER et particularités bancaires Alexandre Bergeron a interrogé Louis-Xavier Savard sur les prêts RÉER de Manuvie et B2B, notamment la possibilité de « rapper » (rembourser) les prêts. Louis-Xavier Savard a indiqué que B2B apparaissait au bureau de crédit, contrairement à Manuvie et Industrielle Alliance, et que les règles de remboursement peuvent varier (par exemple, un client a pu rembourser un prêt de 10 ans).
- Prêts RÉÉÉ et plafonds de cotisation Eric Desgroseilliers et Philippe Soltis ont soulevé la question des prêts RÉÉÉ (Régime enregistré d’épargne-études), en notant qu’il existe un maximum annuel de 50 000 $. Louis-Xavier Savard a clarifié que les cotisations ne peuvent pas dépasser le seuil maximum et se limitent à l’année courante et l’année précédente pour le rattrapage. Alexandre Bergeron a ajouté qu’il faut avoir cotisé un minimum pour pouvoir emprunter (prêt RÉÉÉ).
- Stratégie d’Infinite Banking et défis de financement Eric Desgroseilliers a présenté une stratégie complexe visant à utiliser 100 000 $ de PFI (Financement de primes), se faire rembourser par la banque, réinvestir les fonds chez Manuvie pour obtenir une marge accès, et utiliser cette marge pour payer la prime d’une assurance vie entière (Infinite Banking). Louis-Xavier Savard a immédiatement remis en question la faisabilité de cette stratégie, notamment le pourcentage de la marge d’accès. Eric Desgroseilliers a corrigé le pourcentage de marge d’accès à 75 %.
- Considérations juridiques et fiscales du prêt sur police Carl-Allen Seguin et Louis-Xavier Savard ont averti Eric Desgroseilliers qu’une police détenue par une société pourrait ne pas permettre un prêt personnel directement de l’assureur, nécessitant une banque externe. Louis-Xavier Savard a soulevé la question du taux prescrit et de l’avantage imposable sur la marge d’accès. Eric Desgroseilliers a argumenté que la stratégie lui permet de tripler l’usage de son capital et d’éviter les impôts élevés sur le salaire personnel.
- Avantage imposable et impact sur la cote de crédit Louis-Xavier Savard a averti que l’utilisation de marges de crédit personnelles pour cette stratégie, notamment avec la Banque Nationale, peut faire chuter la cote de crédit car elle enregistre une utilisation de 100 % de la marge. Eric Desgroseilliers a considéré que l’avantage fiscal et les bénéfices familiaux (allocations dues au faible revenu imposable) compensent largement les inconvénients.
- Planification des événements et consignes d’inscription Louis-Xavier Savard a encouragé les participants à s’inscrire rapidement à l’événement du 11 décembre pour faciliter la planification. Eric Desgroseilliers a demandé aux participants de ne pas ajouter leurs conjoints dans le formulaire d’inscription, à moins qu’ils ne soient également conseillers en sécurité financière (CSF) et dans GFS, en raison du nombre limité de places.
- Règles de dédoublement de code et conformité Eric Desgroseilliers et Philippe Soltis ont discuté du partage des commissions et de la reconnaissance, avec Philippe Soltis mentionnant que sa conjointe travaillait sur son code, notamment pour les dossiers de clients latinos. Eric Desgroseilliers a mis en garde contre le risque de perdre son code si cela est perçu comme une non-conformité par les assureurs. Carl-Allen Seguin a confirmé que l’adjoint peut remplir la proposition, mais seul le conseiller avec le code (Philippe) doit soumettre le document.
- Performance et tarification de Beneva Philippe Soltis a remarqué que Beneva offrait les meilleurs taux sur ses récentes polices d’assurance vie temporaire (T25, T30). Carl-Allen Seguin a confirmé une récente et importante baisse de taux chez Beneva (entre 4 % et 24 %), les plaçant régulièrement en position de numéro 1 ou 2.
- Comparaison des produits d’assurance vie permanents Philippe Soltis a souligné le manque d’assurance vie entière participative chez Beneva, notant que les stratégies d’Infinite Banking sont toujours menées avec un produit participatif. Carl-Allen Seguin a expliqué que l’assurance vie universelle (VU) est plus performante en capital décès, tandis que la participative est plus liquide, et que la participative est en réalité une vie entière avec une participation.
Étapes suivantes suggérées
Eric Desgroseilliers écrira à Carlos concernant la possibilité pour une corpo de demander un prêt sur valeur avec une marge au personnel pour une PFI.